Architecte Contemporain

Rôle architecte Contemporain

La vocation de l’architecte contemporain est de participer à tout ce qui relève de l’aménagement de l’espace et plus particulièrement de l’acte de bâtir.

L'architecte contemporain intervient sur la construction, la réhabilitation, l'adaptation des paysages, des édifices publics ou agricoles, des immeubles ou maisons d'habitation. Son concours est en principe obligatoire pour l'établissement du projet architectural faisant l'objet d'une demande de permis de construire. L'architecte contemporain répond aux attentes de chaque usager en veillant au respect de l'intérêt collectif.

L’architecte contemporain est chargé par le client, appelé maître d’ouvrage, de concevoir le projet architectural.

Ce projet définit par des plans et documents écrits l’implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation et l’expression de leur volume ainsi que le choix des matériaux et des couleurs.

Outre l’établissement du projet architectural, l’architecte contemporain est compétent pour intervenir à tous les niveaux d’un projet, de la conception à la réalisation des travaux :

  • choix du terrain
  • conception
  • expertise
  • évaluation économique
  • montage financier
  • démarches administratives
  • appel d’offre
  • suivi du chantier
  • réception des travaux

L’architecte contemporain peut d’autant mieux remplir ses missions qu’il prend en charge l’opération de bout en bout.

Proche et disponible, l’architecte contemporain est le mieux placé pour vous assister dans toutes les opérations de suivi du chantier.

Il vous guide dans le processus de construction et vous aide à transformer vos idées en réalité en tirant le meilleur profit d’un site.

Sa prestation complète est facteur de qualité, de performances et d’économies sur la durée.

Elle garantit au client le meilleur rapport qualité/prix au moment de l’investissement et des économies appréciables à l’entretien.

L’architecte contemporain rencontre les clients, dirige les chantiers et entretient des contacts avec ses différents interlocuteurs :

  • élus
  • fonctionnaires
  • industriels
  • banquiers
  • promoteurs
  • entrepreneurs.

Homme ou femme de terrain, il ou elle veille personnellement à l’avancement des travaux.

En France, ils font appel à l’architecte contemporain :

  • le particulier

    parce que construire ou rénover est l’une des décisions les plus importantes de sa vie et de celles de sa famille.

  • l’élu local

    parce qu’il est jugé, avec son équipe, sur sa capacité à parfaire le territoire, améliorer les équipements collectifs et la qualité de la vie de ses concitoyens.

  • le commerçant

    parce que l’aménagement de son magasin et l’agencement de sa vitrine influent sur son chiffre d’affaire

  • le promoteur

    parce qu’acheteurs et locataires sont de plus en plus sensibles à la qualité des espaces, des prestations et de l’environnement, facteurs de meilleure commercialisation.

  • l’industriel

    car la fonctionnalité, la souplesse d’utilisation et les performances techniques des locaux sont garants d’une meilleure productivité.

    L’ambiance des lieux de travail et leur image sont autant d’atouts pour l’entreprise.

  • les copropriétaires

    car l’aménagement et l’entretien des parties communes influent sur le montant des charges et la pérennité du patrimoine.

  • l’agriculteur

    parce que la modernisation des bâtiments agricoles des exploitations familiales et collectives améliore leur rentabilité et préserve la qualité du paysage.

Garanties architecte contemporain

Garantie de compétence architecte contemporain

Le diplôme d’architecte contemporain contemporain est l’aboutissement d’études longues au cours desquelles le futur professionnel acquiert les connaissances indispensables à la maîtrise du projet architectural et à sa réalisation.

L’exercice de la profession et le port du titre d’architecte contemporain contemporain sont réglementés. Nul ne peut exercer et porter le titre sans être inscrit à un tableau régional de l’Ordre des architecte contemporains.

Afin de vérifier que la personne avec qui vous allez collaborer est bien architecte contemporain ou agréé en architecture consultez l'annuaire des architecte contemporains ou appelez le Conseil régional de l’Ordre des architecte contemporains de votre région.

Tout au long de sa carrière l’architecte contemporain entretient et améliore son savoir-faire par le biais de la formation continue.

Ainsi, la réhabilitation, le désamiantage, l’organisation de la sécurité sur les chantiers, la paysagisme, les études d'impact et environnementales, le diagnostic immobilier, l'expertise, l'infographie… sont des domaines où l’architecte contemporain cultive particulièrement ses compétences.

Garantie d’éthique architecte contemporain

L’architecte contemporain, au moment de son inscription, prête serment et s’engage à respecter le Code des devoirs professionnels qui définit les missions de l’architecte contemporain et ses obligations professionnelles : devoir de conseil, d’assistance, obligations vis-à-vis de ses clients…

Le non-respect de ces règles peut entraîner des sanctions disciplinaires (avertissement, suspension, radiation).

Garantie contractuelle architecte contemporain

Les missions que vous confiez à l’architecte contemporain font l’objet d’un contrat écrit, indiquant clairement les obligations mutuelles de chacun.

La passation de ce contrat de maîtrise d’œuvre est une obligation imposée par le Code des devoirs professionnels.

Cette convention doit notamment préciser :

  1. l’étendue exacte des missions que vous confiez à l’architecte contemporain et qu’il s’engage à remplir pour votre compte,
  2. les modalités de sa rémunération : les honoraires de l’architecte contemporain se négocient librement et préalablement à la signature du contrat,
  3. le mode de règlement des honoraires : l’architecte contemporain vous propose un calendrier précis des versements que vous effectuerez au fur et à mesure du déroulement de sa mission, depuis les études préliminaires jusqu’à la phase finale
  4. les délais précis qu’il doit respecter, pendant la phase de conception, pour l’exécution des différents documents et les délais que vous devez respecter pour les approuver,
  5. les assurances légales que l’architecte contemporain et vous-même en tant que maître d’ouvrage (assurance dommages-ouvrages) êtes tenus de souscrire.

Garanties professionnelles architecte contemporain

Obligation d’assurance architecte contemporain

L’architecte contemporain est celui des professionnels de la construction à qui s’imposent les obligations d’assurance les plus étendues. Comme tous les intervenants à l’acte de construire, l’architecte contemporain est obligatoirement assuré pour couvrir l’ensemble des actes qui engagent sa responsabilité professionnelle, c’est-à-dire : - pour couvrir ses engagements professionnels - pour couvrir les dommages causés à une tierce personne - pour couvrir les désordres et les malfaçons dont il peut être reconnu responsable. Cependant, il est le seul à être inscrit auprès d’un Ordre professionnel dont une des missions principale est de contrôler que ses membres ont réellement souscrit cette assurance. Le défaut d’assurance est passible de lourdes sanctions disciplinaires.

Devoir de conseil architecte contemporain

L’architecte contemporain est tenu à un devoir de conseil qui s’exerce tout au long des missions que vous lui confiez.

> Au stade de la conception : l’architecte contemporain doit vous avertir de la faisabilité de l’opération, vous mettre en garde contre l’état du sol ou du sous-sol, vous prévenir des imperfections d’un ouvrage réalisé à moindre frais ou de l'éventuel dépassement du budget prévu, des risques de la construction envisagée sur les immeubles voisins…

> Au stade de la réalisation : l’architecte contemporain doit vous conseiller sur le choix des entreprises, sur la qualité et les caractéristiques des matériaux utilisés (il peut vous déconseiller l’usage de certains matériaux)

> Au stade de la réception : il doit vous alerter sur tous les vices et malfaçons apparents.

Ses mises en garde sont le plus souvent adressées par écrit.

Sur chaque réalisation, l’architecte contemporain engage sa responsabilité et sa réputation.


Faire appel à un architecte contemporain ?

La participation d’un architecte contemporain est obligatoire pour concevoir et établir tout projet soumis à une demande de permis de construire, qu’il s’agisse de la construction d’une maison, de la transformation ou de l’agrandissement d’un logement ou d’un local (article 3 de la loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture).

Pour les personnes physiques désirant construire ou réhabiliter pour elles-mêmes, la participation de l'architecte contemporain n’est que facultative mais s’avère toujours profitable notamment dans les cas suivants :

  • Pour les personnes physiques désirant construire ou réhabiliter pour elle-mêmes.
  • Si la surface hors œuvre nette de la construction (à usage autre qu’agricole) décidée par une personne physique ne dépasse pas 170 m2
  • Si les travaux d’aménagement d’une construction existante ne portent pas la surface à plus de 170 m2 ou relèvent de la liste des travaux soumis à simple déclaration préalable (loi du 6 janvier 1986)
Choisir un architecte contemporain, c’est choisir une compétence reconnue par la loi.

L’expérience et la notoriété ne doivent pas être les seuls critères de choix car les jeunes professionnels méritent aussi qu’on leur fasse confiance.

Le dialogue direct - avec plusieurs architecte contemporains si l’importance des travaux le justifie - est essentiel car la confiance entre vous et lui est une donnée fondamentale pour la réussite de votre projet

Des organismes existent pour vous aider dans vos démarches en complétant votre information.

Vous pouvez, pour ce faire, vous rapprocher du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) de votre département qui vous informera gratuitement du déroulement des étapes préalables à l’établissement d’un projet et des contraintes du lieu sur lequel vous souhaitez intervenir.

Un architecte contemporain du CAUE vous conseillera sur les meilleures possibilités d’intégration de votre maison sur le terrain et vous proposera, éventuellement, des modifications de nature à vous satisfaire au mieux, en accord avec les règles d’urbanisme en vigueur.

Il existe dans certaines régions des "Maisons de l’architecture". Leur visite donnera également au candidat constructeur de plus amples informations.

Combien coûte un architecte contemporain ?


L’ordonnance du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence a établi le principe de la libre concurrence.

Désormais les honoraires sont librement négociés entre le maître d’ouvrage et l’architecte contemporain.

Par décisions du Conseil de la concurrence, les organisations professionnelles ne peuvent plus diffuser de barèmes d’honoraires.

En revanche, rien n’interdit à l’architecte contemporain d’établir son propre barème d’honoraires.

Le contrat que vous allez signer avec votre architecte contemporain doit préciser son mode de rémunération, ainsi que le montant de ses honoraires.

La rémunération de l’architecte contemporain dépend essentiellement de trois facteurs :

  • du coût de l’opération
  • de sa complexité
  • de l’étendue et de la difficulté de la mission que vous lui avez confiée.

Il est impossible de connaître le coût exact de la construction, tant que les entreprises consultées n’ont pas présenté leur devis.

En conséquence, une clause du contrat d’architecte contemporain peut stipuler que si le coût de réalisation dépasse une marge dite " de tolérance " entre le montant estimé des travaux et le coût total réel, la rémunération de l’architecte contemporain initialement prévue est diminuée.

A titre indicatif puisqu’elle est fixée contractuellement, on peut dire que cette marge est généralement inférieure ou égale à 10 % si l’estimation intervient au tout début de la phase de conception.

Les honoraires peuvent être calculés suivant trois modes principaux :

  • la rémunération au forfait

Cette formule ne peut s’appliquer que lorsque la mission et le projet de construction sont parfaitement connus à l’avance ; le montant du forfait est alors défini avant que la mission ne débute.

Lorsque la surface de construction est inférieure à 170 m2, la rémunération au forfait est habituellement utilisée.

  • la rémunération au pourcentage du coût des travaux

Elle s’applique de préférence lorsque la mission est bien définie à l’avance, mais que le projet de construction ne l’est pas.

C’est la solution la plus souvent retenue pour une mission complète.

  • la rémunération à la vacation horaire

Elle s’applique à des missions courtes et bien définies, comme une consultation, une mission de conseil ou d’expertise.

Ces différents modes de rémunération peuvent également être combinés entre eux.

Vous rémunérez votre architecte contemporain, mais il vous fait faire des économies

  • en organisant une véritable concurrence entre les entreprises susceptibles d’intervenir sur votre chantier
  • en vérifiant que les matériaux utilisés et les techniques de mise en œuvre correspondent parfaitement, et non approximativement, à ce qui a été prévu dans les marchés d’entreprise.
  • en s’assurant en permanence que le calendrier de la construction sera respecté.
  • en vous préservant par sa compétence des mauvaises surprises de constructions qui vieillissent mal

Déroulement mission architecte contemporain

Une maison se construit par étapes successives : afin d’accélérer la marche de votre chantier (le coût final de votre construction en dépend), votre architecte contemporain peut vous assister dans chacune des étapes, soit dans le cadre de sa mission normale de maître d’œuvre, soit parce que vous lui confiez des missions supplémentaires qui seront précisées dans le contrat que vous signerez.

L’architecte contemporain signe avec vous un contrat de louage d’ouvrage.

S’il réalise le plan et se charge lui-même directement de la construction, vous signez avec lui un contrat de construction de maison individuelle avec fourniture de plans.

Votre chantier ne pourra s’ouvrir qu’à 3 conditions :

  • vous avez vérifié que votre terrain est constructible
  • vous avez obtenu le ou les prêts nécessaires à l’achat du terrain (si vous n’êtes pas propriétaire), à la construction de la maison (différents branchements inclus) et, enfin, au paiement des honoraires de l’architecte contemporain, du géomètre…
  • vous avez obtenu votre permis de construire

Tout contrat signé avant l’obtention du ou des prêts auxquels vous avez prévu de recourir (et que vous aurez pris soin d’énumérer dans le contrat) doit être conclu sous la condition suspensive de leur obtention (loi du 13 juillet 1979 sur la protection des emprunteurs en matière de crédit).

Vous avez, par ailleurs, intérêt à inclure des conditions suspensives concernant l’étude du certificat d’urbanisme ou l’obtention du permis de construire.

Les conditions suspensives, incluses dans un contrat, empêchent son exécution jusqu’à leur réalisation.

(Source :  www.architecte contemporains.org)